La teuf du Combat Syndicaliste (le
mensuel de la CNT, célèbre pour sa branche
animalière la CNT-Marsupial,
un syndicat de wombat), se déroulait à "La parole Errante", un lieu assez
immense en plein Montreuil, qui a la particularité
d'être tout en parpaing et structure métallique offrant de
fait une sonorité toute particulière que les piliers du
bar, situé au fond de la salle, n'hésitèrent pas
à qualifier, je cite, "de merde".
Mais moi qui ait suivi le concert à deux mètres devant la
console, j'ai pu éviter les rebonds espiègles des ondes
sonores et profiter d'un concert tout à fait correct. Après
Guarapita (plus connu dans le milieu sous l'appellation "et plein
d'autres"), ce fût au tour de Heyoka,
reformation culte dont j'ai déjà
évoqué la culte reformation dijonnaise (encore une
histoire de culte me direz-vous)(c'est pas faux). Rien à
rajouter, si ce n'est que finalement je trouve qu'il manque un poil de
prestance scénique au groupe, le truc qui transcenderait le set
et amènerait le public à l'extase totale. Le morceau
"choisi" ici est le, certes démago mais oh combien roboratif, El Pueblo enchainant sur le mini
speech du maître de cérémonie, Nico Pâtre. Si
l'écran de présentation est un peu long, c'est que je
filmais les pieds du rang devant moi pendant le début du speech
(et non pas le fait d'une censure de l'image parce que Nico avait la
braguette ouverte comme le veut la rumeur infamante que je suis en
train de lancer) et c'est pas super passionnant (c'est en tout cas
moins instructif qu'un tract). Enjoyez les yeux et les oreilles (et le
reste si vous voulez aussi).
Par abFab,
dimanche 7 juin 2009 à 23:22 ::Concerts
Montreuil c'est un peu la ville sans
nom de rue. Tu roules au pas en
faisant chier la populace qui te colle au cucul en espérant
alpaguer du regard un encadré signalétique cloué
sur un mur, en vain. Et
quand tu parviens à déchiffrer un "avenue Paul
Vaillant-Couturier" écrit sur un timbre poste et optiquement
accessible entre deux branches d'arbre, c'est pour t'apercevoir que,
ouais, là t'es complètement paumé dans cette ville
qui semble avoir été cosntruite pour expérimenter
la notion de "sens unique".
Tourner pendant une heure pour finalement se garer tranquillou dans la
petite rue en face de la "Parole Errante", c'est assez
boulogène. Cela dit, j'ai tout de même pu voir Guarapita
(les quatre derniers morceaux)(supaire) à la Fête du Combat Syndicaliste
(puisque au bout du compte c'est là que j'allais, alphonse).
Sur Guarapita, je ne
m'étendrai pas (allez savoir ce qu'il pourrait se passer) ;
scéniquement ça arrache du feu de dieu. La preuve par
l'image :
(la suite demain avec le -deuxième- concert d'Heyoka)
Par abFab,
mercredi 3 juin 2009 à 23:48 ::Concerts
Comme ça, de base, je ne suis
pas fan des reformations. J'ai raté celle de Parabellum
à Marmande ; ça m'a fait un peu chier. J'adore Parab.
Enfin le Parab époque GVI, après Bordel Inside, c'est
quand même bien parti en sucette. J'ai raté toutes celles
des Cadavres (y compris la dernière en date), et bon, ça
m'en touche une quoi. J'ai carrément boycotté celle des
Béru aux transmusicales. Mais Heyoka aux Tanneries, chez eux,
à Dijon, là je ne pouvais pas rater ça. Cette
galette "Demaine sera.." ("...ce qu'on fera" répond le
livret interieur) est LA galette ultime de l'anarcho-punk ; quatorze
titres sans concessions contre toutes les ignominies du système,
de l'apologie de la marge au soutien des luttes zapatistes en passant
par l'éloges des squats et du spectacle de rue, la bourse en
prend plein la gueule sous les "cris de colère d'une jeunesse en
proie aux actions meurtrières". Ca cogne d'autant plus fort que
chaque titre est ciselé comme un hymne, avec ses passages
choraux dignes des meilleurs Bérus.
Ca promettait d'être de la folie.
Ca l'a été.
Ce fût énorme (et Yanic
qui est rabat-joie de première qualité ajouterait
"entre les creux", parce que oui y'a eu des cordes pétées
et donc des creux dans le set, mais ça permet de reprendre son
soufle et c'est très bien comme ça) (et
ouééé).
Cela a demarré par Déviance(lyrics),
dont le final aura coupé le sifflet karaoké du public vu
que Sister ré-attaqua le couplet final alors qu'on l'avait tous
déjà bien entamé...
Le set a failli se terminer par Quartier Sauvage, comme un
cri de rage en soutien aux Tanneries, mais Sister en a
décidé autrement (elle à l'air d'avoir un
sacré caractère la miss) et ce sera finalement El Pueblo qui aura l'heur d'hanter
nos tympans une fois le concert achevé (et une bonne partie du
public aussi). Mais celui-là je ne l'ai pas filmé ; je me
laissé allé à la communion pogotique.
Par abFab,
mercredi 15 avril 2009 à 09:37 ::Concerts
Une pile LR44, bordel, c'est
pas plus gros qu'un ongle d'orteil superflu (oui, il parait que notre
petit orteil est une aberration biologique, réminiscence
superfétatoire de notre état simiesque et qu'à
terme il est voué à disparaitre) (moi ça me fait
un peu de la peine, je trouve parfaitement ridicule de ne pouvoir
compter que jusqu'à dix-huit sur ses doigts, la nature est pas
super sympate avec nos difficultés mathématiques)(la vie
est une chienne). Mais quel est le crétin de
(n)hypo-cerébré de chez sony qui a décidé
de ne pas en mettre une avec leur micro ??? Ca pèse rien,
ça prend pas de place, ça doit leur coûter que
dalle, alors pourquoi ils la vendent sé-pa-rément ?? Ces
keunnards. Parce que bien évidemment, j'étais loin de me
douter d'une telle fourberie quand j'ai déballé mon piti
micro fraichement arrivé par la poste.
Bon je vous la fais flash back. Nan mais c'est pas la peine de vous
protéger la gueule, j'ai dit "flash back", pas flash ball. Cela
dit, par les temps qui courent, un petit exercice de protection
oculaire ne peut pas faire de mal. C'était il y a un mois (ou
deux ouais, putain comment ça passe), j'ai filmé
couasiment tout le concert des Molly Mc Harel, et des Diego Pallavas
à l'Autan (le guignol avec un oméga sur le dos qui
filmait sur un escabeau c'était pas moi) (nan j'déconne
oui c'était moi). Résultat : pratiquement rien
d'exploitable, le son sature et c'est la merde. L'image est pas mal, un
poil parkinsonienne, mais c'est un peu consubstantiel de la prise de
vue en milieu pogotique, n'est-ce pas? Ceci expliquant pourquoi il n'y
a pas eu à ce jour de vidéo ni de compte-rendu de cette
mémorable soirée (ceux qui me connaissent savent que
l'explication par la flemme ne tient pas) (ou très peu). Depuis
j'avais décidé d'opter pour un micro externe, et si
possible de type casse-couille qui aurait sa pile vendue
séparément.
C'est ainsi que muni d'un appareil à filmer doté d'un
micro interne perrave et d'un micro externe inutilisable, j'ai quand
même ramené quelques images du concert des Dirty Bastards
On Speed aux Tanneries de Dijon, le 28 mars dernier.
Avant eux il y avait Malström,
un groupe de crust suisse qui s'est finalement avéré bien
sympatique. A l'écoute du premier morceau, mon for
intérieur pariait que j'allais me casser au bout du
deuxième; puis le set a pris du relief, des passages calmes
annonçant le déluge sonique, un double chant
féminin-masculin qui le fait pas mal. Je suis reparti avec la
démo, qui me semble par contre plus "brouillonne" que le set.
MALSTROM
Bycicle death machine (Démo 09)
Après eux, il y aura Chaos83.
J'ai pas très bien compris le parcours du groupe, qui à
l'origine semble être un side-project du chanteur de BombX. Au
final, c'est de la pure skinnerie à faire bander (les pectoraux)
des hypo-chevelus. Personnellement j'ai franchement du mal à
rentrer dans ce genre de trip pur testostérone, de celui qui
beugle "antifa" et linke bords de
seine sur son site. A la fin, la scène n'offrira au
spectateur qu'un rideau de neuskis, mis en émois par quelque
tube Oi! Oi!
Entre les deux il y a donc eu les
Dirty Bastards On Speed. Et là on tient des vedettes. Un
chanteur (aka Le Punk) guitariste hilare, qui balance ses intro dans un
english de foire, un batteur (Romain) débonnaire à la
mine réjouie, une bassiste (rottensally) joviale qui assure...
et l'ensemble qui dégaine un speed rock de ouf, implacable. En
deux temps trois mouvements, ils mettent le feu aux tanneries,
ça balance à Dijon. Pour le coup, on a vraiment affaire
à un groupe de scène, caricatural dans les intro, texte
en anglais sans importance, prétexte à enquiller les
riffs graisseux et les bains de foule. J'ai adoré.
Je suis d'ailleurs allé leur demander s'ils avaient pas une
démo, ou un site web. J'ai frolé l'infarctus quand la
bassiste, qui ne pouvait pas savoir, la pauvre, m'a dit d'un air penaud
"désolé on a pas encore
de myspace"... Reprenant mes zesprits (j'en ai plusieurs, ce ci
expliquant beaucoup de choses) je lui proposais de m'occuper de leur
faire un site web vite fait où qu'ils pourraient mettre peinard
leur démo, sans pub et sans alimenter les caisses de Rupert
Murdoch.
Vous pouvez donc retrouver les tofs du concert, leur démo, et
une vidéo dont le son est quand même bien pourri (L44Rless
style), sur leur brand new site http://dbos.dawapunk.net
En attendant les réponses à une interview de type "les
DBOS pour les nuls" qui servira de présentation du groupe sur le
site, et que vous retrouverez évidemment ici.
Et si tout se passe comme prévu, ce site devrait inaugurer sous
peu un concept alter-merdspace.. on en recausera.
DIRTY BASTARDS ON SPEED
Snake pit
PS : Le concert aux Tanneries s'est terminé par deux groupes
teutons que je n'ai pas vu. Dijon n'était qu'une étape,
j'avais de la route, et... (ta gueule pépé!) (ok).