Les ohms nouveaux

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mardi 30 juin 2009

Un pont (canal) trop loin ou comment je m'ai raté le concert des Medef

Jul sérieux, j'espère que t'as pondu un nain d'au moins 5 kilos pour 70cm ! C'est le minimum syndical si tu veux que je pardonne l'absence des Medef Inna Babylone sur la prairie du Pont Canal samedi soir à Agen.Certes je t'avouerai qu'on a fini par rigoler. De toutes façons c'était ça ou les larmes ; la subtile programmation du Roger Petit Fest ne nous laissant guère le choix.
On a ramené nos pruneaux (idiotisme local) vers 22h et déjà, en arrivant, on a immédiatement pressenti que la soirée serait rude ; sur scène un groupe de pop gonflante gonflait, et derrière un groupe de métal préparait son matos. La soirée nous promettait un éclectisme,disons, certain. En fait c'est en cherchant les Medef (et il aussi à éviter les décibels popisant), que nous sommes tombés sur Titou, guitariste inépuisable des ex-capsicum et des non-ex-Yearn-for-change qui allait prendre la relève scénique dans une dizaine de minutes. Yearn for change c'est du vrai métal avec des guitares improbables, des voix d'outre-tombe et des soli interminables. Rijolo.
Puis vint le tour de Cartouche. Je comprends toujours pas comment un all-star band issu de Kochise, Mascarade, Raymonde et les blancs-becs et Ya Basta peut accoucher d'un mixture musicale aussi mollassone. Mais soyons honnête ça le fait bien quand même ; il y a des temps forts qui viennent remettre un coup de fouêt et finalement le set passe comme une lettre à la poste. Non je ne vais pas jouer les critiqueurs (de paris) aigris par la défection de son groupe tant espéré, et ne vais point me vautrer dans le débinage hâtif de ce festival au demeurant fort sympathique.Car comme ils disent sur Indymedia : "Sur l'herbe chaude et sous le soleil, sous un ciel bleu d 'été, on boit déjà, on converse, on aime, on rencontre. Le soleil à peine couché, les tables de presse des groupes sont installées, on y vend des livres, des films, des tee-shirt. On découvre peut-être le syndicalisme de la C.N.T, la ligne politique de la Fédération anarchiste ou d'Alternative libertaire". Je ne connaissais pas cette manifestation sur la prairie du Pont-Canal (le lieu est vraiment chouette, de la pelouse, en pente avec la scène en contrebas, comme ça même de loin on peut bien voir, c'est super agréable, y a pas à dire), ni d'ailleurs ce Roger Petit ; "On vit rarement, à Agen, un homme qui ait tant oeuvré pour la jeunesse. A l'heure où on l'encage et la suicide, où on lui ment et l'humilie, où on la surveille et la punit, où on l'oblige à renier sa force vitale par un engagement, sans alternatives et sans retours, dans des filières de plus en plus corrompues et qu'on le fait avec arrogance, à l'ombre des miasmes protocolaires des oligarques, un homme de 80 ans porte sur de plus jeunes un regard humain. C'est un peu l'air frais réclamé par Annie Le Brun et un espoir." Ouais enfin, l'air frais ce soir il trimballait un forte dose de substance qui rend con, et la jeunesse humiliée s'est bien vengée sur la pelouse à coup de canettes de Kro et de bouteilles diverses. Je ne sais pas si elle s'était bien imprégnée de lecture syndicaliste dans la journée, mais la nuit venant y a eu comme qui dirait un lavage de cervelle. A Géraldine (Cartouche) qui expliquait la nature féministe de son prochain morceau, une demi-douzaine de beaufs déguisés en neo babos lui répondait "A poil ! A poil !".
Supaire.
Et à part fumer du truc qui rend con, pourrir la pelouse, crier "A poil" et montrer son cul ? Ah ben elle montre aussi sa bite. Mais pour ça il faut attendre le set d'Askatasuna, qui terminera la soirée en feu d'artifice de finesse et de bon goût. Les locaux de l'étape ont commencé par un petit jeu viril avec le public ; le chanteur les traite de con et de moches, le public répond par des jets de bière et de canettes. S'ensuit ; un set complètement foireux où l'on se demande si les zicos jouaient vraiment ensemble, une petite blague pédophile en hommage à michael jackson immédiatement suivie d'une dédicace aux antifascistes mort pour la lutte (antifasciste), et un public envahissant la scène dans le seul but de montrer son anatomie génitale (et son cul).Leurs titres phares "Jeunesse rouge" ("jeunesse qui bouge/ jeunesse noire pleine d'espoir" (et d'alcool)), et "Nazis au goulag", qui seront massacrées deux fois chacune (Finkielkraut avait raison, l'antifascisme fait beaucoup de dégat) (musicalement en tous cas).


Une bien belle soirée.

Merci donc aux Medef de nous avoir HONTEUSEMENT fait croire qu'ils viendraient jouer à ce festival, dans le SEUL et UNIQUE but de nous y attirer (pour des raisons qui pour l'instant me sont parfaitement obscures mais dont je ne doute pas de parvenir à trouver l'éclaircissement) (je me demande si la phrase précédente est bien correcte). En attendant je suis reparti brocouille comme on dit à Agen (ou pas), sans mon album des Medef. Si on peut même plus avoir confiance dans le patronnât de son pays....

dimanche 7 juin 2009

[Fête du CS 09] Guarapita

Montreuil c'est un peu la ville sans nom de rue. Tu roules au pas en faisant chier la populace qui te colle au cucul en espérant alpaguer du regard un encadré signalétique cloué sur un mur, en vain. Et quand tu parviens à déchiffrer un "avenue Paul Vaillant-Couturier" écrit sur un timbre poste et optiquement accessible entre deux branches d'arbre, c'est pour t'apercevoir que, ouais, là t'es complètement paumé dans cette ville qui semble avoir été cosntruite pour expérimenter la notion de "sens unique".
Tourner pendant une heure pour finalement se garer tranquillou dans la petite rue en face de la "Parole Errante", c'est assez boulogène. Cela dit, j'ai tout de même pu voir Guarapita  (les quatre derniers morceaux)(supaire) à la Fête du Combat Syndicaliste (puisque au bout du compte c'est là que j'allais, alphonse).
Sur Guarapita, je ne m'étendrai pas (allez savoir ce qu'il pourrait se passer) ; scéniquement ça arrache du feu de dieu. La preuve par l'image :




(la suite demain avec le -deuxième- concert d'Heyoka)

mercredi 3 juin 2009

Heyoka aux Tanneries. 29 mai 2009.



Comme ça, de base, je ne suis pas fan des reformations. J'ai raté celle de Parabellum à Marmande ; ça m'a fait un peu chier. J'adore Parab. Enfin le Parab époque GVI, après Bordel Inside, c'est quand même bien parti en sucette. J'ai raté toutes celles des Cadavres (y compris la dernière en date), et bon, ça m'en touche une quoi. J'ai carrément boycotté celle des Béru aux transmusicales. Mais Heyoka aux Tanneries, chez eux, à Dijon, là je ne pouvais pas rater ça. Cette galette "Demaine sera.." ("...ce qu'on fera" répond le livret interieur) est LA galette ultime de l'anarcho-punk ; quatorze titres sans concessions contre toutes les ignominies du système, de l'apologie de la marge au soutien des luttes zapatistes en passant par l'éloges des squats et du spectacle de rue, la bourse en prend plein la gueule sous les "cris de colère d'une jeunesse en proie aux actions meurtrières". Ca cogne d'autant plus fort que chaque titre est ciselé comme un hymne, avec ses passages choraux dignes des meilleurs Bérus.
Ca promettait d'être de la folie.
Ca l'a été.
Ce fût énorme (et Yanic qui est rabat-joie de première qualité ajouterait "entre les creux", parce que oui y'a eu des cordes pétées et donc des creux dans le set, mais ça permet de reprendre son soufle et c'est très bien comme ça) (et ouééé).

Cela a demarré par Déviance(lyrics), dont le final aura coupé le sifflet karaoké du public vu que Sister ré-attaqua le couplet final alors qu'on l'avait tous déjà bien entamé...



Le set a failli se terminer par Quartier Sauvage, comme un cri de rage en soutien aux Tanneries, mais Sister en a décidé autrement (elle à l'air d'avoir un sacré caractère la miss) et ce sera finalement  El Pueblo qui aura l'heur d'hanter nos tympans une fois le concert achevé (et une bonne partie du public aussi). Mais celui-là je ne l'ai pas filmé ; je me laissé allé à la communion pogotique.
 

mercredi 15 avril 2009

Dirty Bastards On Speed (Dijon, Les tanneries, 28 mars 2009)... avec Malström et Chaos83

Une pile LR44, bordel, c'est pas plus gros qu'un ongle d'orteil superflu (oui, il parait que notre petit orteil est une aberration biologique, réminiscence superfétatoire de notre état simiesque et qu'à terme il est voué à disparaitre) (moi ça me fait un peu de la peine, je trouve parfaitement ridicule de ne pouvoir compter que jusqu'à dix-huit sur ses doigts, la nature est pas super sympate avec nos difficultés mathématiques)(la vie est une chienne). Mais quel est le crétin de (n)hypo-cerébré de chez sony qui a décidé de ne pas en mettre une avec leur micro ??? Ca pèse rien, ça prend pas de place, ça doit leur coûter que dalle, alors pourquoi ils la vendent sé-pa-rément ?? Ces keunnards. Parce que bien évidemment, j'étais loin de me douter d'une telle fourberie quand j'ai déballé mon piti micro fraichement arrivé par la poste.
Bon je vous la fais flash back. Nan mais c'est pas la peine de vous protéger la gueule, j'ai dit "flash back", pas flash ball. Cela dit, par les temps qui courent, un petit exercice de protection oculaire ne peut pas faire de mal. C'était il y a un mois (ou deux ouais, putain comment ça passe), j'ai filmé couasiment tout le concert des Molly Mc Harel, et des Diego Pallavas à l'Autan (le guignol avec un oméga sur le dos qui filmait sur un escabeau c'était pas moi) (nan j'déconne oui c'était moi). Résultat : pratiquement rien d'exploitable, le son sature et c'est la merde. L'image est pas mal, un poil parkinsonienne, mais c'est un peu consubstantiel de la prise de vue en milieu pogotique, n'est-ce pas? Ceci expliquant pourquoi il n'y a pas eu à ce jour de vidéo ni de compte-rendu de cette mémorable soirée (ceux qui me connaissent savent que l'explication par la flemme ne tient pas) (ou très peu). Depuis j'avais décidé d'opter pour un micro externe, et si possible de type casse-couille qui aurait sa pile vendue séparément.
C'est ainsi que muni d'un appareil à filmer doté d'un micro interne perrave et d'un micro externe inutilisable, j'ai quand même ramené quelques images du concert des Dirty Bastards On Speed aux Tanneries de Dijon, le 28 mars dernier.

Avant eux il y avait Malström, un groupe de crust suisse qui s'est finalement avéré bien sympatique. A l'écoute du premier morceau, mon for intérieur pariait que j'allais me casser au bout du deuxième; puis le set a pris du relief, des passages calmes annonçant le déluge sonique, un double chant féminin-masculin qui le fait pas mal. Je suis reparti avec la démo, qui me semble par contre plus "brouillonne" que le set.

MALSTROM

Bycicle death machine (Démo 09)

LON
Malstrom Malstrom Malstrom


Après eux, il y aura Chaos83. J'ai pas très bien compris le parcours du groupe, qui à l'origine semble être un side-project du chanteur de BombX. Au final, c'est de la pure skinnerie à faire bander (les pectoraux) des hypo-chevelus. Personnellement j'ai franchement du mal à rentrer dans ce genre de trip pur testostérone, de celui qui beugle "antifa" et linke bords de seine sur son site. A la fin, la scène n'offrira au spectateur qu'un rideau de neuskis, mis en émois par quelque tube Oi! Oi!



Entre les deux il y a donc eu les Dirty Bastards On Speed. Et là on tient des vedettes. Un chanteur (aka Le Punk) guitariste hilare, qui balance ses intro dans un english de foire, un batteur (Romain) débonnaire à la mine réjouie, une bassiste (rottensally) joviale qui assure... et l'ensemble qui dégaine un speed rock de ouf, implacable. En deux temps trois mouvements, ils mettent le feu aux tanneries, ça balance à Dijon. Pour le coup, on a vraiment affaire à un groupe de scène, caricatural dans les intro, texte en anglais sans importance, prétexte à enquiller les riffs graisseux et les bains de foule. J'ai adoré.
Je suis d'ailleurs allé leur demander s'ils avaient pas une démo, ou un site web. J'ai frolé l'infarctus quand la bassiste, qui ne pouvait pas savoir, la pauvre, m'a dit d'un air penaud "désolé on a pas encore de myspace"... Reprenant mes zesprits (j'en ai plusieurs, ce ci expliquant beaucoup de choses) je lui proposais de m'occuper de leur faire un site web vite fait où qu'ils pourraient mettre peinard leur démo, sans pub et sans alimenter les caisses de Rupert Murdoch.
Vous pouvez donc retrouver les tofs du concert, leur démo, et une vidéo dont le son est quand même bien pourri (L44Rless style), sur leur brand new site http://dbos.dawapunk.net
En attendant les réponses à une interview de type "les DBOS pour les nuls" qui servira de présentation du groupe sur le site, et que vous retrouverez évidemment ici.

Et si tout se passe comme prévu, ce site devrait inaugurer sous peu un concept alter-merdspace.. on en recausera.


DIRTY BASTARDS ON SPEED

Snake pit

LON
DBOS DBOS DBOS



PS : Le concert aux Tanneries s'est terminé par deux groupes teutons que je n'ai pas vu. Dijon n'était qu'une étape, j'avais de la route, et... (ta gueule pépé!) (ok).