Les ohms nouveaux

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mardi 30 juin 2009

Un pont (canal) trop loin ou comment je m'ai raté le concert des Medef

Jul sérieux, j'espère que t'as pondu un nain d'au moins 5 kilos pour 70cm ! C'est le minimum syndical si tu veux que je pardonne l'absence des Medef Inna Babylone sur la prairie du Pont Canal samedi soir à Agen.Certes je t'avouerai qu'on a fini par rigoler. De toutes façons c'était ça ou les larmes ; la subtile programmation du Roger Petit Fest ne nous laissant guère le choix.
On a ramené nos pruneaux (idiotisme local) vers 22h et déjà, en arrivant, on a immédiatement pressenti que la soirée serait rude ; sur scène un groupe de pop gonflante gonflait, et derrière un groupe de métal préparait son matos. La soirée nous promettait un éclectisme,disons, certain. En fait c'est en cherchant les Medef (et il aussi à éviter les décibels popisant), que nous sommes tombés sur Titou, guitariste inépuisable des ex-capsicum et des non-ex-Yearn-for-change qui allait prendre la relève scénique dans une dizaine de minutes. Yearn for change c'est du vrai métal avec des guitares improbables, des voix d'outre-tombe et des soli interminables. Rijolo.
Puis vint le tour de Cartouche. Je comprends toujours pas comment un all-star band issu de Kochise, Mascarade, Raymonde et les blancs-becs et Ya Basta peut accoucher d'un mixture musicale aussi mollassone. Mais soyons honnête ça le fait bien quand même ; il y a des temps forts qui viennent remettre un coup de fouêt et finalement le set passe comme une lettre à la poste. Non je ne vais pas jouer les critiqueurs (de paris) aigris par la défection de son groupe tant espéré, et ne vais point me vautrer dans le débinage hâtif de ce festival au demeurant fort sympathique.Car comme ils disent sur Indymedia : "Sur l'herbe chaude et sous le soleil, sous un ciel bleu d 'été, on boit déjà, on converse, on aime, on rencontre. Le soleil à peine couché, les tables de presse des groupes sont installées, on y vend des livres, des films, des tee-shirt. On découvre peut-être le syndicalisme de la C.N.T, la ligne politique de la Fédération anarchiste ou d'Alternative libertaire". Je ne connaissais pas cette manifestation sur la prairie du Pont-Canal (le lieu est vraiment chouette, de la pelouse, en pente avec la scène en contrebas, comme ça même de loin on peut bien voir, c'est super agréable, y a pas à dire), ni d'ailleurs ce Roger Petit ; "On vit rarement, à Agen, un homme qui ait tant oeuvré pour la jeunesse. A l'heure où on l'encage et la suicide, où on lui ment et l'humilie, où on la surveille et la punit, où on l'oblige à renier sa force vitale par un engagement, sans alternatives et sans retours, dans des filières de plus en plus corrompues et qu'on le fait avec arrogance, à l'ombre des miasmes protocolaires des oligarques, un homme de 80 ans porte sur de plus jeunes un regard humain. C'est un peu l'air frais réclamé par Annie Le Brun et un espoir." Ouais enfin, l'air frais ce soir il trimballait un forte dose de substance qui rend con, et la jeunesse humiliée s'est bien vengée sur la pelouse à coup de canettes de Kro et de bouteilles diverses. Je ne sais pas si elle s'était bien imprégnée de lecture syndicaliste dans la journée, mais la nuit venant y a eu comme qui dirait un lavage de cervelle. A Géraldine (Cartouche) qui expliquait la nature féministe de son prochain morceau, une demi-douzaine de beaufs déguisés en neo babos lui répondait "A poil ! A poil !".
Supaire.
Et à part fumer du truc qui rend con, pourrir la pelouse, crier "A poil" et montrer son cul ? Ah ben elle montre aussi sa bite. Mais pour ça il faut attendre le set d'Askatasuna, qui terminera la soirée en feu d'artifice de finesse et de bon goût. Les locaux de l'étape ont commencé par un petit jeu viril avec le public ; le chanteur les traite de con et de moches, le public répond par des jets de bière et de canettes. S'ensuit ; un set complètement foireux où l'on se demande si les zicos jouaient vraiment ensemble, une petite blague pédophile en hommage à michael jackson immédiatement suivie d'une dédicace aux antifascistes mort pour la lutte (antifasciste), et un public envahissant la scène dans le seul but de montrer son anatomie génitale (et son cul).Leurs titres phares "Jeunesse rouge" ("jeunesse qui bouge/ jeunesse noire pleine d'espoir" (et d'alcool)), et "Nazis au goulag", qui seront massacrées deux fois chacune (Finkielkraut avait raison, l'antifascisme fait beaucoup de dégat) (musicalement en tous cas).


Une bien belle soirée.

Merci donc aux Medef de nous avoir HONTEUSEMENT fait croire qu'ils viendraient jouer à ce festival, dans le SEUL et UNIQUE but de nous y attirer (pour des raisons qui pour l'instant me sont parfaitement obscures mais dont je ne doute pas de parvenir à trouver l'éclaircissement) (je me demande si la phrase précédente est bien correcte). En attendant je suis reparti brocouille comme on dit à Agen (ou pas), sans mon album des Medef. Si on peut même plus avoir confiance dans le patronnât de son pays....

mercredi 24 juin 2009

Dawaspace.. et en route vers un alter-myspace...

Ouais enfin, pas vraiment. Chez Myspace(c) tout est pourri ; du concept au proprio. Un site de rencontre qui sponsorise l'hébergement et la bande passante de quelques méga-octets de données en bombardant de publicité les visiteurs et en monétisant les données personnelles de ses membres tout en engraissant son gros faf de propriétaire ; il n'y a pas grand chose à sauver de ce concept vérolé jusqu'au trognon. Mais il y a un lecteur mp3, et toute la paresse intellectuelle caractéristique des temps modernes s'est cristallisée dans ce foutu lecteur mp3. Grâce à Myspace(c) un groupe peut faire découvrir sa musique au monde entier. Faux-culterie aussi flamboyante qu'un discours de Besson, aussi émétique. Mais comme on ne peut empêcher les mouches d'aller sur un pot de confiote, on ne peut empêcher un groupe -aussi conscient, engagé, blabla qu'il se prétende- d'aller se pavaner sur Myspace(c), entraînant au passage l'inscription de ses fans qui n'y étaient pas encore. Racolage actif et totalement bénévole.
 
Et comme moi ça m'emmerde, mais à point que vous n'imaginez même pas, de devoir aller me farcir de la pub agressive (tout participant à l'augmentation du trafic sur ce site perrave), pour découvrir tel "morceau inédit" (parce que oui, d'un côté les groupes minaudent "je sais Myspace(c) c'est pas bien, on est au courant on cherche à s'en passer", et de l'autre ils réservent tous leurs inédits et nouveautés aux visiteurs de leur pagedemerde) ou telle démo de ce nouveau groupe. C'est bien simple, en quelques années, le web est devenu Myspace(c). On ne dit plus "t'as un site web" ? mais "koi, ta pa encor de myspace?". Et pourtant personne ne nous y a obligé. Non, c'est tout seul comme des grands que nous avons restreint notre diversité internaute à une marque américaine de réseau social. T'es pas sur Myspace, t'existes pas. Débillissime.

Mais le pire. Et finalement le plus drôle quand on y pense. Ce sont les adeptes du DIY. Do It Yourself. Tous nos vaillants groupes anarcho-punks qui ne cessent de prêcher l'alternative et l'auto-émancipation. Sur Myspace. Un outil pour teubé qui conforte l'utilisateur dans son incompétence vis à vis du web. Le "knowledge is power" s'est transformé en "stay weak". Je ne sais pas si c'est drôle, ou si on doit en pleurer, mais c'est un fait, en l'espace de quelques années les internautes ont tout désappris. Il y a dix ans le net était infesté de jackys et de neuneus qui pondaient des pages web insipides pour nous narrer les gargouillis du bébé et les galipettes du chat. Qu'est-ce qu'on a pu se foutre de leur gueule. Ouais. Mais chacun de ces neuneus possède plus de connaissance du net que l'immense majorité des prétendus adeptes du DIY !  En cinq ans nous avons brutalement tout désappris. Submergés de gadgets et de sites prémâchés, nous remplissons des formulaires d'inscription quand, quelques années plus tôt,  nous aurions du apprendre à faire du html et poser des scripts sur un hébergement web pour obtenir la même chose. Paresse intellectuelle payée au prix fort par la cession de nos données personnelles et une invasion publicitaire intrusive sans précédent. Le web 2.0 qu'ils ont appelé ça. A juste titre ; un web de zéros. Un web de consommateurs de gadgets qui a troqué son amour-propre pour un pot de confiture sponsorisé.

Ca fait un bail que je cherche un moyen de "remplacer" Myspace(c). Pas de faire un clone libre. Un réseau social centralisé, communautaire, etc, ça ne m'intéresse pas ; je ne veux pas participer à l'infantilisation générale. Je voulais juste faire un script relativement simple à installer et à alimenter, qui réponde aux besoins vitaux des groupes. On se sort les doigts du cul pour l'installer, sur son hébergement à soi (ou on se fait aider, les potes qui connaissent c'est pas ce qui manquent dans le milieu), on affine les templates, et ensuite on touche plus au code, on alimente le site par une interface prévue pour.
 J'y suis jamais arrivé parce que j'ai pas les connaissances suffisantes ni le temps nécessaire à y consacrer. Je voulais un truc simple à installer pour la partie "site" ; tous les scripts auxquels je me suis intéressé ont été abandonnés (j'avais pas mal avancé sur Simple Blog, on y trouve les rubriques nécessaires et le player), ou alors un peu limite pour ce que je voulais faire (comme "plook", qui lui pourra servir éventuellement de "carte d'identité"). Idem pour la partie "Raïa", pendant libre des "friends" de Myspace(c) ; j'aurais bien adapté plus en avant Grégarius, mais bon, quand c'est mort, c'est mort.

Et puis récemment j'ai fait un site rapidos pour les Dirty Bastards On Speed. L'occasion rêvée pour un crochu comme moi de reprendre mes vieux réflexes d'automatisation (si une tâche est répétitive, c'est qu'elle peut être automatisée) (je déteste refaire la même chose). Quitte à faire un site web, autant essayer de concrétiser cette vieille lune de dawaspace.
Alors ce coup-ci je suis parti sur du solide ; c'est à base de spip. Alors forcément à installer, faut un minimum de débrouillardise. Mais c'est quand même super bien documenté. Une fois le spip installé, on charge les rubriques prédéfinies (un fichier dump livré dans le kit, c'est l'affaire de 3 clics). Et ensuite faut changer la bannière, et faire mumuse avec la feuille de style pour s'approprier le site. Une fois la déco terminée, tout s'alimente (les textes, les mp3, les videos) par l'interface d'administration.
Pour les Dirty Bastards, ça donne ça. Pour les dAHUs, chez qui le template est le même, ça donne ça. Et chez les MollyMcHarrel, qui sont en train de m'aider à faire évoluer le script (en fait le squelette, parce que je touche pas au code, c'est le deal, comme ça on upgrade sans problème), ça donne ça. Tout ce beau monde est hébergé par La Balayette, mais un spip ça s'installe partout.

Si ça en interesse certains d'entre vous, n'hésitez pas à demander à jouer les cobayes (et si vous voulez filer un coup de main pour le dev alors là, welcome :o)). Pour l'instant je n'ai aucune idée du temps que va prendre la suite des opérations, mais je vais ouvrir un forum histoire de pas laisser perdre les infos et les demandes qui m'ont été faites.

Ce sera tout pour aujourd'hui. En vous remerciant.


lundi 22 juin 2009

Le Face à Face à la con


Une Face à Face inspiré par les dernières élections abstentionnistes, c'est dire si ça va voler haut. Comme d'hab, 1 point par groupe et par titre, plus le mot mystère qui devrait vous causer pas mal de difficulté puisqu'il faut bien relever le niveau du précédent fac à face.
Aujourd'hui le mot mystère est une ville de picardie. Un indice : c'est pas Bordeaux.


FACE A

Mystere et...

LON
FACE B

... boule de gun

samedi 20 juin 2009

Metaphysical punk - Medef Inna Babylone - bientôt...

Les Medef c'est un peu comme l'inquisition espagnole, ils débarquent quand  on s'y attend pas. Selon des sources proches de l'enquête, les CDs seraient dans un carton et les livrest dans un autre ; la main d'oeuvre roumaine qui devait faire l'assemblage ayant  été délocalisée au pakistan les cartons ont été retournés dans  leur état d'origine à notre Medef hexagonal qui va devoir palucher la finalisation avec leur propres mains (à quoi ça sert de mondialiser la production si c'est pour tout faire soi-même, sans déconner mais que fait Strauss-Kahn?)(tout compte fait on veut pas savoir). D'ailleurs vous pouvez écouter les source proches ici(*), et franchement ça vaut le coup d'oreille. Metaphysical punk, est donc le cinquième alboum des Medef Inna Babylone, avé 21 titres (dont une reprise de "la fille du coupeur de joint" qui est d'ores et déjà promis à un bel  avenir de running gag), structuré autour d'un concept basé sur les langues et les cultures, bref, j'ai hate de l'avoir entre les pognes. Et c'est pas impossible que je vous en recause sous peu ; la virée agenaise s'avérant de plus en plus probable pour ma pomme.

En attendant, sachez que le morceau introductif s'appelle "l'empreinte écologique", et que le clip qui l'accompagne, réalisé par le sieur Tristelune, est tout simplement magnifique (je ne l'ai pas -encore- mis sur Youteub parce que le format d'origine est du mp4 et que la conversion en flv est hideuse).
Pour commencer, un extrait explicatif tiré de l'émission Earplug (*), suivi du clip qui déchire sa mère (la terre).


Itw Medef Inna Babylone - Earplug 08/06/09

Un morceau en chinois dont le titre veut dire "quelle est ton empreinte écologique ?"

LON





(*) Earplug, émission du 8 juin 2009.

lundi 15 juin 2009

Le Face à Face à la con

Pour ce FàF à la con (le bien nommé en ce début de semaine), il y a du défi supplémentaire super dur mais en fait trop facile parce que vous êtes trop bon (vous êtes pas le meilleur lectorat du monde pour rien). Deux titres à trouver (auteurs + titres) plus le nom du groupe dont c'est la reprise (ouais y a une reprise) (c'est lundi matin c'est l'heure de la reprise, c'est normal), ça fait cinq points. Plus le mots mystère (ouais y'a le mot mystère) (et bientôt sur ce blog, le jeu des mille dix euros) ça fait 6 points. Ca fait un peu riche, mais c'est normal c'est le dernier jour pour déclarer l'ISF, j'en profite.
Le mot mystère, qui est en fait le chaînon manquant entre les deux faces ci-dessous (sinon ça n'aurait pas grand intérêt comme concept) (et à quoi ça sert de faire un billet sans intérêt le jour de la déclaration de l'ISF, je vous l'demande) répond à la définition suivante : prénom masculin dont l'homonyme accolé à un type d'habitation représente un beau bordel.
Vous verrez, quand vous aurez la solution, vous trouverez ça hilarant.

Bon allez.

A vos claviers...

Homegrown

Barbie Girl

LON
Katerine

Le 20-04-05

dimanche 14 juin 2009

Vague de dénonciations calomnieuses contre les antifascistes à l'occasion du festival Barricata

C'est une véritable campagne de dénonciation calomnieuse rappelant les pires heures de notre histoire qui se déroule actuellement à l'encontre de nos camarades antifascistes. En effet, sur de nombreux forums, dans chaque fil de discussion concernant le festival Barricata, un individu vient poster de manière lapidaire un message ignoble laissant entendre que de nombreux groupes invités aux Festival Barricata racoleraient par ailleurs sur le site de rencontre de l'extrémiste de droite Rupert Murdoch.
Le message posté est le suivant (afin de respecter la concurrence libre et non faussée chère à notre ex-potentielle constitution européenne, le nom du site de rencontre a été remplacé par d'autres marques  équivalentes)

Redkick (http://www.darty.com/redkickconnexion);
Mopish Moment (http://www.mopishmoment.com);
Brigada Flores Magon (http://www.brigadafloresmagon.com);
Blood or Whiskey (http://www.meetic.com/bloodorwhiskey)
Escape (http://www.carrefour.com/escapepunkrock)
Young Soul Rebel (http://www.peugeot.com/youngsoulrebelhc);
Brixton Cats (http://www.brixtoncats.propagande.org);
Wunderbach (http://www.danone.com/wunderbachofficialmyspace).


Certes la ficelle est énorme et on peut raisonnablement supposer que très peu de lecteurs tomberont dans le piège. Il faut noter toutefois que chacun des sites sites mentionnés dans le billet original existe vraiment et qu'il est alors envisageable pour une âme enfantine de vouloir s'inscrire sur ce site de rencontre afin de devenir "ami" avec son groupe antifasciste préféré.

Mise en garde à destination de notre belle jeunesse pleine de révolte.
Le blog des Ohms Nouveaux ne peut que mettre en garde notre belle jeunesse ; la société mercantile est capable des pires tactiques pour te faire acheter des choses inutiles. Attention à toi, jeune, si ton groupe antifa préféré te conseille d'acheter la peugeot 306 en 800 pixels par 80 clignotante, celà aidera probablement à lutter contre la crise mais n'apportera pas grand chose à la lutte antifasciste. Méfie-toi donc des fakes (faux sites webs crées par l'ennemi méchant pour attirer le jeune dans la voie de la perdition). La publicité par exemple, est un fascisme en soi puisqu'elle cherche à modeler ton comportement afin de te faire acheter des trucs inutiles. Un groupe ou une structure antifasciste n'aura donc aucune publicité sur son site web.


Pour finir avec cette lamentable affaire, il est évident que ce blog condamne ouvertement de tels agissement et soutient nos camarades antifa dans ces moments douloureux. No Pasaran !

vendredi 12 juin 2009

Edouard Nenez et l'ïle Honfleur (ce titre est vraiment pouet pouet)

Quand le breton poireaute, il prend son chou-fleur dans une main. Et dans l'autre se sert un pastiche. Puis il réfléchit aux grandes questions existentielles (quand donc va sortir mon album ? qu'est-ce que l'humour ? pourquoi dieu a t'il crée le camping car ?) et parfois même il en fait un clip.

A tous ceux qui ne connaitraient pas le génialissime film documentaire "l'île aux fleurs", je ne peux que conseiller d'aller le voir sur le champ (ou chez vous si jamais il pleut). Ce petit bijou date de 1989 mais il a vite fait le tour du net ces dernières années du fait de sa longueur (12 min) (il tient en un seul morceau sur les plateformes de vidéos), et à mon sens le "téléencéphale hautement développé et le pouce préhenseur" peut largement être considéré comme partie intégrante du bestiaire mémétique de l'internet.

En guise d'apéritif en attendant la sortie prochaine de son album "Prise de chou" chez Crash (surnommé "Bientôt Records" par des mauvaises langues)(c'est pas bien de se moquer), Edouard Nenez nous offre une parodie bien foutue de L'Île aux fleurs, finement intitulée L'Île aux choux fleurs et narrant la genèse de leur album (bientôt disponible). Funny (et ardent).

mardi 9 juin 2009

[Fête du CS 09] Heyoka

La teuf du Combat Syndicaliste (le mensuel de la CNT, célèbre pour sa branche animalière la CNT-Marsupial, un syndicat de wombat), se déroulait à "La parole Errante", un lieu assez immense en plein Montreuil, qui a la particularité d'être tout en parpaing et structure métallique offrant de fait une sonorité toute particulière que les piliers du bar, situé au fond de la salle, n'hésitèrent pas à qualifier, je cite, "de merde". Mais moi qui ait suivi le concert à deux mètres devant la console, j'ai pu éviter les rebonds espiègles des ondes sonores et profiter d'un concert tout à fait correct.
Après Guarapita (plus connu dans le milieu sous l'appellation "et plein d'autres"), ce fût au tour de Heyoka, reformation culte dont j'ai déjà évoqué la culte reformation dijonnaise (encore une histoire de culte me direz-vous)(c'est pas faux). Rien à rajouter, si ce n'est que finalement je trouve qu'il manque un poil de prestance scénique au groupe, le truc qui transcenderait le set et amènerait le public à l'extase totale. Le morceau "choisi" ici est le, certes démago mais oh combien roboratif, El Pueblo enchainant sur le mini speech du maître de cérémonie, Nico Pâtre. Si l'écran de présentation est un peu long, c'est que je filmais les pieds du rang devant moi pendant le début du speech (et non pas le fait d'une censure de l'image parce que Nico avait la braguette ouverte comme le veut la rumeur infamante que je suis en train de lancer) et c'est pas super passionnant (c'est en tout cas moins instructif qu'un tract). Enjoyez les yeux et les oreilles (et le reste si vous voulez aussi).

lundi 8 juin 2009

Face (A) à Face (B) à la con

Un face à face inspiré par le réveil douloureux que m'a infligé france inter. Curieusement l'objet de ce face à face, pour autant médiatique qu'il fût, était totalement absent des divers stands et thématiques de la Fête de Combat Syndicaliste, ce qu'il il faut bien l'avouer, a consisté en une sorte de repos du guerrier pour mes lignes de défense intellectuelle. Lignes férocement mises à mal ce matin par une attaque en règle des sbires urnolatres s'ébaubissant sans retenue de la victoire inutile des duettistes improbables Bové - Cohn Bendit, dont l'association même est une insulte à toute tentative de démontrer la cohérence d'un discours politique.
A des fins roboratives bien méritées, je monte le son et injecte en guise de caféine matutinale à mes pauvres neurones lâchement insultés au saut du lit une double dose musicale de fort bon aloi.
On commence en douceur... et...

René Binamé

Quelques mots sur le cirque électoral

LON
Trust

La grande illusion

dimanche 7 juin 2009

[Fête du CS 09] Guarapita

Montreuil c'est un peu la ville sans nom de rue. Tu roules au pas en faisant chier la populace qui te colle au cucul en espérant alpaguer du regard un encadré signalétique cloué sur un mur, en vain. Et quand tu parviens à déchiffrer un "avenue Paul Vaillant-Couturier" écrit sur un timbre poste et optiquement accessible entre deux branches d'arbre, c'est pour t'apercevoir que, ouais, là t'es complètement paumé dans cette ville qui semble avoir été cosntruite pour expérimenter la notion de "sens unique".
Tourner pendant une heure pour finalement se garer tranquillou dans la petite rue en face de la "Parole Errante", c'est assez boulogène. Cela dit, j'ai tout de même pu voir Guarapita  (les quatre derniers morceaux)(supaire) à la Fête du Combat Syndicaliste (puisque au bout du compte c'est là que j'allais, alphonse).
Sur Guarapita, je ne m'étendrai pas (allez savoir ce qu'il pourrait se passer) ; scéniquement ça arrache du feu de dieu. La preuve par l'image :




(la suite demain avec le -deuxième- concert d'Heyoka)

samedi 6 juin 2009

Lexomyl



Enfin ! J'ai pu m'envoyer une petite galette de Lexomyl. A dose raisonnable, 4 titres c'est à peine suffisant pour soigner un coup de blues ; il faudra attendre la grosse galette pour un traitement de fond de la dépression. Si vous captez quetz à ce préambule pharmacologique, c'est que d'une part vous n'êtes pas au fait des jaseries de la hype lyonnaise, et d'autre part vous suivez pas Youteub (et là vous êtes carrément nuls).
Lexomyl, c'est ce groupe que j'avais découvert à la Friche RVI, chez eux à Lyon, et qui m'avait immédiatement embarqué dans son trip. Pas mélodique, pas agressif, mais tendu à mort, du Thugs sur le fil du rasoir, tout en rage contenue, et qui pète la soupape, non pas sur un déluge sonore bourriné, mais sur des riffs cathartiques de malade.
Et voilà que le groupe sort 4 titres sur un vinyl, pratiquement en loucedé, sans prévenir. Pas de label, pas d'annonce officielle, pas de blog mis à jour (lexomyl, le groupe cachet) (pouet pouet). Bon si vous voulez pas qu'on vous écoute faut le dire de suite ! Peine perdue, depuis le premier mai où j'ai appris la nouvelle, j'attends d'avoir entre les pognes ce foutu skeud. J'attends aussi les réponses à un questionnaire, mais là, de toute évidence, c'est une autre paire de manches et si j'améliore pas mes techniques de harcèlement, je crois que je vais pouvoir aller me gratter.

"Et sinon ? Le skeud, bien ?"

Côté artwork, c'est comment dire?.. assez sommaire et private lyonnais.  Une pochette signée Alex Ratcharge (qui joue aussi dans Pizza OD, autre groupe lyonnais), qui représente un gars tatové "lexomyl" (un groupe lyonnais, donc) gavant de pilule un individu portant un t-shirt "passion armée" (oui aussi). Gageons que les deux individus sont des reustas de la scène lyonnaise. Tout comme Guilhem "Nunchak" que l'on retrouve sur un sticker qui parait-il fait fureur dans l'underground local.

Sur la platine, première déception ; pas de "Noctambules". Ce sera la seule. Les quatre titres sont imparables, tu prends en pleine gueule des textes aussi réjouissant que dépressifs. Au travail ("rendez-moi ma vie perdue, rendez moi ma vie volée"), Une vie pour rien, Samedi Suicide (ZE hit, à mes oreilles), et Yanni... pas de faiblesse, tout dans l'estomac.

Lexomyl - Samedi Suicide

"Les rues sont vides
A s'en taillader les bras
Il faut que je sorte
Je deviens taréééé"

LON



Et pour la peine, je vous case la vidéo de "Noctambules"...

jeudi 4 juin 2009

ah pitain...

Tous les ans c'est pareil... je me dis que c'est la dernière année, que le niveau baisse, que bof... et tous les ans au moment de renouveler l'abonnement ya fluide glacial qui sort LE truc qui me re-signer.

Comme par exemple le retour de Relom...



(et allez fais péter le chéquier!)


Et puis c'est l'occasion de ressortir un bon vieux Urban Blight des familles...

Urban Blight

Les banques, ça se ferme...

LON

mercredi 3 juin 2009

Heyoka aux Tanneries. 29 mai 2009.



Comme ça, de base, je ne suis pas fan des reformations. J'ai raté celle de Parabellum à Marmande ; ça m'a fait un peu chier. J'adore Parab. Enfin le Parab époque GVI, après Bordel Inside, c'est quand même bien parti en sucette. J'ai raté toutes celles des Cadavres (y compris la dernière en date), et bon, ça m'en touche une quoi. J'ai carrément boycotté celle des Béru aux transmusicales. Mais Heyoka aux Tanneries, chez eux, à Dijon, là je ne pouvais pas rater ça. Cette galette "Demaine sera.." ("...ce qu'on fera" répond le livret interieur) est LA galette ultime de l'anarcho-punk ; quatorze titres sans concessions contre toutes les ignominies du système, de l'apologie de la marge au soutien des luttes zapatistes en passant par l'éloges des squats et du spectacle de rue, la bourse en prend plein la gueule sous les "cris de colère d'une jeunesse en proie aux actions meurtrières". Ca cogne d'autant plus fort que chaque titre est ciselé comme un hymne, avec ses passages choraux dignes des meilleurs Bérus.
Ca promettait d'être de la folie.
Ca l'a été.
Ce fût énorme (et Yanic qui est rabat-joie de première qualité ajouterait "entre les creux", parce que oui y'a eu des cordes pétées et donc des creux dans le set, mais ça permet de reprendre son soufle et c'est très bien comme ça) (et ouééé).

Cela a demarré par Déviance(lyrics), dont le final aura coupé le sifflet karaoké du public vu que Sister ré-attaqua le couplet final alors qu'on l'avait tous déjà bien entamé...



Le set a failli se terminer par Quartier Sauvage, comme un cri de rage en soutien aux Tanneries, mais Sister en a décidé autrement (elle à l'air d'avoir un sacré caractère la miss) et ce sera finalement  El Pueblo qui aura l'heur d'hanter nos tympans une fois le concert achevé (et une bonne partie du public aussi). Mais celui-là je ne l'ai pas filmé ; je me laissé allé à la communion pogotique.