Enfin ! J'ai pu m'envoyer une petite galette de Lexomyl. A dose raisonnable, 4 titres c'est à peine suffisant pour soigner un coup de blues ; il faudra attendre la grosse galette pour un traitement de fond de la dépression. Si vous captez quetz à ce préambule pharmacologique, c'est que d'une part vous n'êtes pas au fait des jaseries de la hype lyonnaise, et d'autre part vous suivez pas Youteub (et là vous êtes carrément nuls).
Lexomyl, c'est ce groupe que j'avais découvert à la Friche RVI, chez eux à Lyon, et qui m'avait immédiatement embarqué dans son trip. Pas mélodique, pas agressif, mais tendu à mort, du Thugs sur le fil du rasoir, tout en rage contenue, et qui pète la soupape, non pas sur un déluge sonore bourriné, mais sur des riffs cathartiques de malade.
Et voilà que le groupe sort 4 titres sur un vinyl, pratiquement en loucedé, sans prévenir. Pas de label, pas d'annonce officielle, pas de blog mis à jour (lexomyl, le groupe cachet) (pouet pouet). Bon si vous voulez pas qu'on vous écoute faut le dire de suite ! Peine perdue, depuis le premier mai où j'ai appris la nouvelle, j'attends d'avoir entre les pognes ce foutu skeud. J'attends aussi les réponses à un questionnaire, mais là, de toute évidence, c'est une autre paire de manches et si j'améliore pas mes techniques de harcèlement, je crois que je vais pouvoir aller me gratter.

"Et sinon ? Le skeud, bien ?"

Côté artwork, c'est comment dire?.. assez sommaire et private lyonnais.  Une pochette signée Alex Ratcharge (qui joue aussi dans Pizza OD, autre groupe lyonnais), qui représente un gars tatové "lexomyl" (un groupe lyonnais, donc) gavant de pilule un individu portant un t-shirt "passion armée" (oui aussi). Gageons que les deux individus sont des reustas de la scène lyonnaise. Tout comme Guilhem "Nunchak" que l'on retrouve sur un sticker qui parait-il fait fureur dans l'underground local.

Sur la platine, première déception ; pas de "Noctambules". Ce sera la seule. Les quatre titres sont imparables, tu prends en pleine gueule des textes aussi réjouissant que dépressifs. Au travail ("rendez-moi ma vie perdue, rendez moi ma vie volée"), Une vie pour rien, Samedi Suicide (ZE hit, à mes oreilles), et Yanni... pas de faiblesse, tout dans l'estomac.

Lexomyl - Samedi Suicide

"Les rues sont vides
A s'en taillader les bras
Il faut que je sorte
Je deviens taréééé"

LON



Et pour la peine, je vous case la vidéo de "Noctambules"...