La teuf du Combat Syndicaliste (le mensuel de la CNT, célèbre pour sa branche animalière la CNT-Marsupial, un syndicat de wombat), se déroulait à "La parole Errante", un lieu assez immense en plein Montreuil, qui a la particularité d'être tout en parpaing et structure métallique offrant de fait une sonorité toute particulière que les piliers du bar, situé au fond de la salle, n'hésitèrent pas à qualifier, je cite, "de merde". Mais moi qui ait suivi le concert à deux mètres devant la console, j'ai pu éviter les rebonds espiègles des ondes sonores et profiter d'un concert tout à fait correct.
Après Guarapita (plus connu dans le milieu sous l'appellation "et plein d'autres"), ce fût au tour de Heyoka, reformation culte dont j'ai déjà évoqué la culte reformation dijonnaise (encore une histoire de culte me direz-vous)(c'est pas faux). Rien à rajouter, si ce n'est que finalement je trouve qu'il manque un poil de prestance scénique au groupe, le truc qui transcenderait le set et amènerait le public à l'extase totale. Le morceau "choisi" ici est le, certes démago mais oh combien roboratif, El Pueblo enchainant sur le mini speech du maître de cérémonie, Nico Pâtre. Si l'écran de présentation est un peu long, c'est que je filmais les pieds du rang devant moi pendant le début du speech (et non pas le fait d'une censure de l'image parce que Nico avait la braguette ouverte comme le veut la rumeur infamante que je suis en train de lancer) et c'est pas super passionnant (c'est en tout cas moins instructif qu'un tract). Enjoyez les yeux et les oreilles (et le reste si vous voulez aussi).