Les ohms nouveaux

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jeudi 28 mai 2009

Le Face (A) à Face (B) à la con

Toujours le même concept à la con, toujours pas les titres tant qu'ils sont pas donnés dans les coms (vazy lâche tes coms bâtard). Aujourd'hui deux titres archi connus que rapprochent une même passion dévorante pour le débit de soupe sponsorisée. Et probablement que le deuxième morceau doit puiser son inspiration dans le premier tout en le ré-interprétant à la sauce locale. Ca cogne, ça fait du bien. A quand une ré-actualisation avec merdspace ?

Dead Kennedy's

MTV get off th air !

LON
Légitime Défonce

Finir sur NRJ !

mercredi 27 mai 2009

[Interview] Philippe Mouton Noir

Il ya quelques jours je vous narrais l'arrivée sur Youteub de Mouton Noir et Coiffure Corinne. Comme l'auteur de ces vidéozine n'est pas fort causant par ailleurs, je lui ai envoyé quelques question histoire d'en savoir. Il m'a répondu couasiment sur le champ, merci à lui.


Qui es-tu ? est-ce que tu as d'autres activités dans le "milieu" ?
 
philippe Guerrieri: je suis également chanteur du groupe punk rock "l'oncle Hô".
J'ai officié pendant 15ans comme chanteur dans le groupe "Nitchevo", pleins de concerts, de km, et de ...bières.

Avant Mouton Noir, tu faisais "Coiffure Corinne". De quand date le premier numéro de "Coiffure Corinne" ?
 
Je fais ce fanzine depuis un peu plus d'un an.

Pourquoi ce nom d'ailleurs, "Coiffure Corinne" ??
 
En fait ,c'est une amie à moi qui m'a dit un jour :"si j'ai un groupe de rock je l'appellerais "coiffure corinne""
J'étais moi même à la recherche d'un nom pour mon projet vidéo, et avec son accord, je le lui ai emprunté .
Ensuite nos relations se sont un peu dégradées ,et j'ai rendu à César ce qui lui appartenait ,j'ai choisi sur un coup de tête "mouton noir"qui est moins original ,je le concéde ,mais en même temps a toujours vouloir être plus original on n'en perd un peu l'essence des choses non?(oula ,je ne suis moi meme qu'a moitié convaincu sur ce coup la)...en plus j'ai horreur des moutons en géneral,que ce soit dans mon assiette ou dans un pré.(je crois que je devrais voir un psy)

Pourquoi avoir chois de faire un vidéozine?
 
L'idée de départ c'était de faire un fanzine , un de plus, et puis je suis tombé sur ma vieille caméra dont je ne me servais jamais ,et un jour de fièvre (ou de cuite peut être)la lumière m'est apparue :je fais faire un fanzine video qui ressemble au vieux fanzines papier ,avec un debut ,une fin,et un aspect un peu "photocopié" (honnetement pas toujours fait exprès).
 
C'est pour ça que je n'ai pas fait de blog ou de site ,j'aime l'idée du truc qui se déroule de bout en bout.Et pas justes des rubriques qui sont côte a côte sur la même page. 
En plus je ne suis pas trés à l'aise avec l'informatique ,et je serais incapable de penser et de faire un site qui obeisse a cette exigence ,mais si jamais quelqu'un me propose quelque chose qui me plait pkoi pas .... ça m'eviterais d'être sur des pages comme dailymotion ,qui sont blindées de pub pourries et qui doit appartenir à un grand exploiteur du peuple, comme notre grand ami Murdock et son omnipresent myspace de merde.


A quelle fréquence est-ce que sortent les numéros ? C'est purement  aléatoire ou bien c'est relativement périodique ?
 
J'essayes d'en faire un tous les deux mois au moins, mais bon, ça reste aléatoire quand même.

Le prochain numéro c'est pour quand ?
 
J'en sais trop rien ,j'ai deja quelques concerts, j'aimerais me renouveler un peu et trouver d'autres idées, faire un peu plus de petits dossiers comme celui sur la sciento.Ca demande un peu plus de taff et de serieux mais ça me plait assez. Surement avant les grandes vacances...
 
 
Tous les épisodes de Mouton Noir et Coiffure Corinne sont disponibles sur Youteub... enjoyez les noneils !
 

mardi 26 mai 2009

Entre les deux mon coeur minute...

Encore un billet inutile dans un monde inutile... mais parfois quand même, ya du foutage de gueule, c'est tellement gros qu'on résiste pas.



Le plus marrant dans l'histoire est que le coût total d'un tel machin ne doit même pas excéder un euro (la R&D ça fait un bail qu'elle est amortie, le travail humain total doit être de l'ordre de la minute, le volume de stockage de ce machin est ridicule..), le plus cher étant probablement le coût du transport pour amener cette merdouille dans les rayons hexagonaux (ah oui, et la pile fournie)(c'est vrai).

Ya pas à dire, mais la concurrence ça stimule l'imagination et la créativité...

samedi 23 mai 2009

Moutons noirs et Coiffure Corinne sur Youteub

Je n'en avais jamais entendu parler, mais cela fait déjà un sacré bail que Phillipe filme des concerts (on a pourtant du se croiser un paires de fois !) et concatène tout ça pour en faire un vidéozine qui dasn un premier temps porta le curieux nom de "Coifuure Corinne" puis de "Mouton Noirs".

A peine Paria m'en a t'il causé que j'ai proposé au réalisateur de ces petits bijoux de profiter de la période du festival de Cannes pour monter les marches de la gloire et passer sur Youteub (c'est naze comme enchainement, mais là maintenant tout de suite j'ai rien de mieux sous la main).
Donc nous avons les anciens numéro de "Coiffure Corinne", toujours disponibles contre la modique somme de 1 clic (ici).
Ainsi que les numéros de "Moutons Noirs", eux aussi toujours disponible, pour la même minuscule obole de 1 clic (là)


Et tant qu'à faire, à quoi ça servirait que Youteub il permette d'exporter les vidéos si c'était pour pas les mettre sur son blog ? Hein ?
(neken)

jeudi 21 mai 2009

La pub, c'est vraiment de la merde

D'aucuns pourraient trouver la chose cocasse, moi quand je suis tombé sur cette page j'ai juste eu envie de gerber. Vous savez ce que c'est, on parcours le Rezo, on clique sur les liens, et parfois ont tombe sur de l'inattendu, du saugrenu. Là j'avais cliqué sur "Suicides à France Télécom - “Si seulement mon geste pouvait servir à quelque chose...", par Isabelle Horlans (France Soir 18/05)".. et j'ai vu apparaitre cette page.






Personnellement je trouve ça obscène. On peut évidemment prendre ça avec de la distance, voire se dire que c'est bien la preuve que France Soir est un journal indépendant (mouarf mouarf). Portnawak. C'est juste que plus rien n'a d'importance, plus rien n'est respectable, pas même la souffrance au travail, pas même ceux qui se donnent la mort pour que certains en profitent, justement. On se suicide chez Orange, mais c'est pas grave puisque tout le monde en profite, youpi, ya même des promo en ce moment !

"Jean-Michel avait 54 ans, il était père de trois enfants." Ca serait fort "cocasse" que ces derniers tombent sur cette page...

lundi 18 mai 2009

Le face à face à la con

Une rubrique totalement inutile, donc parfaitement indispensable. Une association d'idée entre deux morceaux... et pof c'est le face à face à la con. C'est tout nul, mais ça détend.

Et comme je suis très joueur je double le tout d'un aspect ludique (et totalement vain ; je commence à connaître l'apathie des jean-michel qui fréquentent ce lieu).. je file pas le nom des groupes ni le titre des morceaux. Je reviens dans une semaine pour voir si ceux qui ont trouvé ont daigné laisser la solution en commentaire (vazy lâche tes coms quicou laule hemdéher).

No Milk

Star de supermarché

LON
+++

Supermarché
Edit : je mets les titres, heing, vu qu'ils sont trouvés...

vendredi 15 mai 2009

Cha, "non" manquant



Ah ben voilà, c'est fait ! Il a fallu que Cha vienne ajouter son nom à la tripotée de gogols qui ont servi de parrains et marraines au Festiblog BD. C'est Pénélope Bagieu (une sous-Kiraz horripilante qui a connu la gloire pour avoir illustré la dernière campagne de pub des surgelés Marie) et Kek (un gentil nerd qui fait des jeux rigolos) qui l'ont choisie pour leur succéder. Marrainner un Festoche sponsorisé par une école pour fils de bobo, une banque nulle, une agence de pub en ligne et, gloria in excelsis web 2.0, Loïc Lemeur, y a pas à dire ça c'est la grande classe américaine bien française.
Cette année on va donc ajouter Cha et "Maliki" (du gentil manga à la française semble-t'il) à la liste (encore courte) des vedettes qui ont porté haut l'image de ce merveilleux évènement, Pénélope et kek, nous l'avons vu, mais aussi Miss Gally ("le journal d'une grosse", qui nous fait trop rire avec les petits tracas quotidiens subis par une fille surpondérée), Laurel (célèbre pour sa classification originale des gens qui font la manche), Melaka, Poipanda.. que du bonheur dégoulinant, de l'autodérision gentillette, de la mignonne tartine déssinée. Le Festiblog c'est un peu le festival des blogs du bonheur écoeurant en bande dessinée.

(Bon ok, je sauve Boulet parce que Boulet, c'est Boulet)

Le Festiblog c'est un peu la magie du web 20 qui s'incarne ; l'entrée est gratos, les dédicaces sont gratos, les blogueurs bénévoles,  le reste est payé par les sponsors... j'attend avec impatience les clichés officiels.

Sérieux, Cha je la préférais quand elle m'envoyait son verre de bière à travers la gueule (mais les trottoirs parisiens m'ont vengé). Porte-drapeau du bonheur imbécile sponsorisé par des cons quand on fresque pour des tricoteurs de barbelés, ça peut être marrant, mais on m'empèchera pas de penser que c'est une connerie.




jeudi 14 mai 2009

La reconversion de la semaine

On comprends mieux pourquoi ils font de la musique énervée...


mercredi 13 mai 2009

Interview des Dirty Bastards On Speed

Souvenez-vous, je vous avais causé des DBOS, à l'occasion du compte-rendu d'un concert Tanneriesque. Et comme ces derniers n'avaient point encore de site web, je me suis proposé tellement j'ai kiffé le groupe, tellement j'étais subjugué, tellement je voulais pas que le reste du monde découvre ce groupe par un merdspace qui n'allait surement pas tarder à voir le jour (et jusqu'à quand cela va t'il tenir, mystèèèère)...

Et pour ce site, il me manquait une présentation. Quoi de plus efficace comme présentation qu'une interview basique et rondement menée , Rien, de toute évidence allez-vous me répondre avec raison. Et bien soit.

Ce qui fût fait. Voici donc l'interview, "Les Dirty Bastards on Speed pour les nuls". Que vous retrouverez in extenso et in leur site web soon.


Les Ohms Nouveaux : On va donc enquiller les questions habituelles qui permettent de mieux cerner un groupe qu'on découvre... tout d'abord, les DBOS, pouvez-vous vous présenter ?

Rotten Sally :  Black Smith à la batterie, Le Punk à la guitare/chant, Rottensally à la basse. Le Punk a joué dans plusieurs groupes avant DBOS, dont Secret Advenger, (surf dijonnais ), en tant que batteur à l’époque. Black Smith, lui, à en parallèle un autre groupe de rock français qui s’intitule Over Take, quant à moi, Rotten Sally, je n’ai jamais joué dans aucun groupe avant DBOS, mes premières notes de basse sont nées avec ce groupe, exepté une brève apparition dans la reformation des Psychortics Reaction un an avant DBOS ; no comment !


LON : Les DBOS, ils font quoi comme zique ?

Le Punk : DBOS c’est du rock’n’roll brute de décoffrage et pis c’est tout ! Genre : Speed rock, influences american’punk 70’s : Stooges , Motorhead, Ramones, cramps, Peter Pan Speed Rock


LON : Comment s'est monté le groupe ? Vous pouvez nous faire un historique rapide ?

Le punk : je voulais monter mon groupe… et j’ai retrouvé mon vieux pote Romain, le meilleur batteur du monde, ensuite restait plus qu’a dénicher un bassiste, en fait une punkette a fait l’affaire : son coup de médiator cinglant fait plus mal a tes oreilles qu’une claque sur le cul mon pote! 

RottenSally : DBOS fait ses débuts et voit le jour en début d’année 2008 .

le punk : on a monté ce groupe pour faire suer à grosses gouttes nos instruments et vomir le meilleur du rock’n’roll partout où on ira jouer ; because it’s in our guets !!!


LON : Vos textes sont en anglais. Pourquoi diantre ? Une allergie au français ?

Le punk :
« si les textes sont en anglais c’est juste parceque pour ce genre musical, y a pas à chier, ça sonne carrément mieux dans cette langue ; eh! on est pas les Forbans : «  flip, flap claque dans tes doigts, lalalala…… !!!! »

LON : Et justement, vos textes, ils parlent de quoi ?

Rottensally : Pour répondre à ta question, trois mots : evil 666, sexe et picole ! charentaises et Drucker le samedi soir putain c’est trop la déprime, comment vous faites les gens ?!

LON : Et en bonus, la question Fluide Glacial : "Qu'est-ce qui vous fait rire ?"

Rottensally :
Fluide Glacial pour moi c’est no limit to laught , c’est pour cela que ce mag. a la place la plus convoitée de la maison : les W-C ; mdr en chiant ça l’fait grave, t’as qu’a essayer ! Ca fait rire aussi quand le Punk danse en calbut sur le zing du Deep Inside(café rock dijon) sous Surfin’bird en sifflant sa bouteille de Sky…et aussi quand le Dave des Skarekrows mange le macadam sans casser son verre de binouze un rien bourré et pis y en a plein d’autres des trucs bien cons quoi mais on s’rappel pas de tout, ah ! si : Little Kevin il me fait bien marrer aussi celui-là !!! allez salut !


vendredi 8 mai 2009

Ravanel

"Né le 12 mai 1920 à Paris ; d'origine tchèque.

Participe à l'activité résistante du groupe des journalistes de la revue Temps Modernes interdite par Vichy.

Est recruté par la direction nationale du mouvement de Résistance "Libération" à Lyon (sept 42)

Après la constitution des Mouvements unis de Résistance (MUR) résultant de la fusion de trois mouvements de Résistance de zone sud (Combat, Libération, Franc-tireur), est nommé chef national des activités des groupes francs.

Arrêté par la police militaire allemande le 19 octobre 1943, s'évade en sautant par une fenêtre et, poursuivi, en plongeant dans l'Ain de nuit.

Les Corps francs de la Libération (CFL) sont constitués au début d'avril 1944 ; ils réunissent l'Armée secrète, les maquis du MLN, les groupes francs du MLN, l'action ouvrière du MLN.
Parti en mission à Toulouse pour y organiser cette nouvelle formation, il y demeure et en devient chef de région.

Début juin, il est nommé chef régional des Forces françaises de l'intérieur (FFI), avec le grade de colonel par le général Koenig qui en est le commandant en chef. Il s'agit de regrouper les diverses forces militaires de la Résistance -CFL, FTP, ORA, groupes Véni, guérilleros espagnols- pour en faire une armée unique, les FFI.

La libération de la région (fin août) s'accompagnera de la capture de 13000 prisonniers. La libération de Toulouse et la mise en place des autorités issues de la Résistance auront lieu le 20 août 1944.[...]" (In "Les valeurs de la Résistance", entretiens avec Serge Ravanel par Henri Weil)

Serge Ravanel est mort le 27 avril 2009. J'avais déjà parlé de Ravanel dans une autre vie. Je citais un extrait des Tabous de l'histoire par Marc Ferro, dans lequel ce dernier relatait la rencontre entre De Gaulle et Ravanel.
Le contexte historique était le suivant : "De Gaulle entre en apothéose après la libération de Paris, il fait un tour de France pour affirmer l'autorité des commissaires de la République qui vont gouverner le pays et pour faire assumer sa légitimité par la nation, qui le reconnaît. Toute la france l'acclame."
Dans son tour de France, De Gaulle passe par Toulouse, alors "administrée" par la Résistance, à savoir les FFI sous commandement de Ravanel.

Ci-dessous, un extrait du livre "L'Esprit de Résistance", dans lequel Ravanel raconte cette fameuse rencontre.


"Nous attendions donc De Gaulle. Nous étions convaincus que sa venue donnerait un nouvel élan à notre effort. Nos principaux dirigeants militaires étaient là pour lui rendre hommage.
Je les revois, alignés dans un salon de la préfecture, fiers d'être présentés au chef de l'Etat. Ces hommes qui méritaient le respect pour leur courage et leur dévouement symbolisaient la France de demain. Que Fit De Gaulle?
Il passa devant eux, visage de marbre avec sa seule question : "quel était votre grade dans l'armée?"  Comme si c'était l'essentiel. Elle ne gênait pas les officiers de carrière. Elle devenait discriminatoire pour les officiers d'origine FFI. Indignés, ces hommes se sentirent humiliés.
[...]
Après le déjeuner, j'eus droit à mon entretien en tête à tête avec lui. Il n'affecta aucun mépris à mon égard, contrairement à ce qui a été souvent écrit[...] Je m'attendais à ce que l'entretien se déroule à la façon dont cela se déroule dans l'armée lorsqu'un chef reçoit un subordonné. Il lui demande de présenter un rapport. Je m'étais donc préparé à exposer ce que nous avions fait, les difficultés rencontrées, les solutions proposées. Il lui appartenait ensuite de me faire part de ses décisions.
D'entrée De Gaulle m'attaqua :
- Qui vous a autorisé à porter le ruban de la croix de la Libération ?
- Emmanuel d'Astier, ministre de l'Intérieur, et Jean Pierre-Bloch, son adjoint, sont passés à Toulouse. Ils m'ont annoncé que vous me l'aviez attribué. J'ai voulu vous faire honneur en la portant.
- Ce n'est pas exact !
- Je l'enlèverai donc.

Je m'apprêtais à faire mon rapport. Il prit les devants. Ce fut une mise en accusation. A l'entendre, notre région FFI était caractérisée par un vaste désordre.
Stupéfait je tentais de lui rétorquer:
- regardez autour de vous. Regardez comment nous vous avons accueilli. L'ordre règne dans la région. Il est possible que, dans la fièvre des combats de la libération, la Résistance ait eut des difficultés à contrôler la situation dans quelques endroits peu nombreux [...] Du point de vue de l'ordre public la situation s'est normalisée très rapidement. Il semble au contraire que nous avons bien travaillé
- C'est inexact.
[...]
Je lui rappelai que les FFI avaient toujours mené leur action de concert avec les mouvements de résistance et en accord avec le commissaire de la République [...]
Je me hasardais à lui demander quel rôle il assignait maintenant à la Résistance.
Sa réponse fût tranchante :
- Les questions civiles ne vous regardent pas. Elles sont du seul ressort du commissaire de la république.
Regard fermé. Aucun dialogue possible. Il ne me laissa pas lui parler des FFI. Il m'annonça qu'il avait décidé de placer la région militaire sous les ordres du général Collet, déjà en route.
La situation m'apparaissait très claire :
- Si j'ai bien compris, vous considérez que la résistance ne contrôle pas la situation et vous nous envoyez le général Collet pour "remettre de l'ordre". Vous considérez que la résistance n'a plus à intervenir aider à la reconstruction du pays, ces problèmes étant désormais du ressort du commissaire de la République et de l'administration. Quel doit être le rôle de la Résistance à l'avenir?
- Son rôle est terminé. Quant aux FFI, ceux qui le souhaitent rejoindront les armées combattantes après avoir signé en engagement.

J'actais atterré. Notre entretien avait duré une heure. Il ne m'avait posé aucune question. Je découvrais l'existence d'un immense fossé entre cet homme qui avait vécu toute le guerre hors de la métropole et la Résistance intérieure qui était porteuse d'une expérience complètement différente." (Serge Ravanel, L'esprit de Résistance)

jeudi 7 mai 2009

Agence France Punk



Je relance l'afp(unk). Non pas que celle-ci ait déjà un passé glorieux, mais plutôt une pré-existence toute temporaire qui ne demandait qu'à refleurir au printemps. J'ai donc pris mes mimines à deux mains (?!?) et tripatouillé un peu les templates du dotclear histoire de n'afficher en page d'accueil que les titres des dépèches, j'ai créé une adresse spécialement pour recevoir le merdier.

C'est en ligne ici.

Le concept ? Tout ce que je récupère comme info "punk", est mis en ligne tel quel, avec la source.

N'hésitez pas à envoyer vos news, annonces de sortie d'albums, de fanzines, dates et programmes de festoches, dates de concert de soutien, lien vers des interviews... à afp_(a)_dawapunk.net.

Par contre inutile d'envoyer les dates de concerts "classiques", il y a d'excellents sites qui font office d'agenda.

mercredi 6 mai 2009

Le face à face à la con

Une rubrique totalement inutile, donc parfaitement indispensable. Une association d'idée entre deux morceaux... et pof c'est le face à face à la con. C'est tout nul, mais ça détend.

La rumba du commisariat

Par Brigitte Bop. from l'album "Twist n'punk" (1997)

LON
Commissariat blues

Haine Brigade, from "Sauvages" (1987)

mardi 5 mai 2009

Justine, "Accident n°7"



A la première écoute de l'album, sans les textes sous les yeux (ce qui est somme toute relativement raisonnable lorsque l'on a un volant entre les mains), on a quand même cette vague impression qu'entre dans nos écoutille un torrent de punk à roulette sur lequel vient se poser le flow vocal si particulier de Alex ; ça dépote, mais c'est un poil monotone. Sauf pour un morceau qui casse le rythme général, Vie de merde, et qui est un titre assez curieux. Vie De Merde semble faire écho à Surdose de l'album Plastic Bag Insight de Diégo Pallavas, on y retrouve la même définition d'une vie de merde, à base de consumérisme et d'individus transformé en sucette Decaux. Chez Justin(e) ça commence façon Cadavres "Avec Citröen finis les problèmes/ Avec Banania finie l'omerta [...] et en cadeau bonus une belle grosse vie de merde" et chez les Diégo "Surdose de publicité pour combattre nos pensées/ Et ne pas regretter la vie de merde qu'on va passer", et quand on s'aperçoit que Batbat (parolier chanteur de Diégo Pallavas) vient faire les choeurs sur ce morceau, on se dit que la coïncidence n'est carrément pas de mise. Et donc, hormis ce titre, l'ensemble de l'album reste à mon sens relativement sans relief, ce qui n'est pas en soi un reproche ultime ; quand on fait un style de zique, ça semble pas délirant que les morceaux finissent par se ressembler. Je trouve juste dommage que les textes ciselés et signifiants d'Alex ne soient pas mieux mis en valeur musicalement. Techniquement Justin(e) c'est du spoken word frénétique sur du punk west coast, et c'est vrai que chaque morceau pris séparément, ça déchire. Cet album il faut l'écouter par petits bouts, on savoure carrément mieux chacun des titres.
Si on prend le livret (on va dire que je me suis garé sur une aire de consommation et que je déglutis un triangle dont j'ignore s'il a bien reçu l'approbation des autorités compétentes), on tombe direct sur une tronche en gros plan qui signe l'artwork général, genre galette des années 70, avec à chaque page le casting qui reprend la pose (et la pilosité) de la couverture. Et la couvrante donne le ton, rien qu'à la voir on se pose moult questions, et on a pas fini à la lecture des textes. Accident numéro 7... moui... ça veut dire quoi ça ? Parce que si vous comptez trouver une explication quelconque à l'intérieur, vous pouvez vous gratter. On saura pas ce que c'est que cette tronche en gros plan aux couleurs surannées (et qui donne plus à penser qu'on va écouter un chanteur mort il y a  vingt ans qu'un groupe ponke des années deux milles), pas plus que la signification de ce "accident numéro 7". C'est un peu casse-noix ce genre d'obscurité parce qu'on sait pertinemment que tout cela n'est pas le fruit d'un bad trip sous ecsta, et donc forcément quand la signification nous échappe on se sent super con. Et disons le clairement, rien que la pochette, moi, elle me fait me sentir con.
L'album démarre avec un titre qui reprend celui de l'album (mais n'en fournira pas l'explication pour autant, faut pas déconner).  L'individu formaté dans un Etat totalitaire et  planificateur. Il se termine ainsi, sur un break plutôt sympathique d'ailleurs, "Mais personne non personne, pas même l'Etat le plus centralisé/[...]n'est le maître absolu de ses plans". Accident numéro 7, c'est pitêtre l'erreur de manipulation dans l'incubation (c'est pas sale) de Bernard Karl Marx dans le meilleur des mondes. Mais j'ai carrément la flemme de relire Huxley pour vérifier que je viens de dire une connerie.
Ca enquille avec "Festen", référence cinématographique adéquate pour parler du bonheur familial : "c'est en visant un amour hollywoodien que tu t'es retrouvé une fois de plus à Bagdad". Avec cette petite musique philosophique de fond récurrente ; la mainmise de l'Etat sur les diverses composantes de la société, ici la cellule familiale "A vrai dire dans cet Etat il y'en a des tonnes comme toi/ La famille, Irène, tu sais c'est jamais vraiment la joie". Tu m'étonnes... "Des ciseaux et une photocopieuse" nous cause un peu de lutte des classes, mais surtout de société formatée. S'ensuit un départ batterie et une rafale de "hey! hey!" (le hey! hey! est un peu aux groupes de djeunz ce que le oi! oi! est à nos skinneries préférées). Plus de cerveau / Plus d'Estomac, c'est une 1min29 pour décrire la mort de l'ogre qui nous gouverne "Plus de division du travail, plus d'atomes, seulement des collectifs". Oui, oui, vous avez bien lus, il y a un objectif, une utopie, que dis-je, pratiquement une proposition !!  "Seulement des collectifs". Certes c'est pas encore le Manifeste du parti communiste, mais ça fait office de bulle d'oxygène dans cette avalanche descriptive et analytique de notre société pourrie. Un album de Justine c'est un peu comme la "société du pestacle" ; c'est une analyse de la société qu'on comprend pas tout, et où qu'on a très peu de solutions. Mais c'est vachement bien.
Je passe sur Hors sujet, qui lui a peut-être été écrit sous ecsta (tout compte fait). Bon, je vais pas faire la totale des morceaux, il y'en a quinze, bourrés de phrases qui tuent et de locutions super aiguisées. Et outre disserter sur le conformisme poissard et la pression étatique, Justin(e) osent ce que les Zabs n'avaient jamais osé ; nous causer football. C'est marrant mais c'était peut-être pas la peine d'en faire deux morceaux (enifn bon, les goûts et les couleurs).

Pour moi, deux morceaux sortent du lot. VDM clairement. "Et en cadeau bonus, les producteurs de perdant vous offrent tout leur mépris et des chèques restaurant". C'est typiquement le genre de phrase qui, à mon sens, place Alex parmi les meilleurs paroliers. Et "Che vuoy ?", un  ryhtme effréné, des hey hey qui percutent, une histoire de formatage -comme toujours- et d'amour, "du sperme et du sang / de la camomille et du flan", deux minutes seize de bonheur dans la gueule.



Justin(e) - Accident n°7

Vie De Merde
Et en cadeau bonus :
Une belle grosse vie de merde
Une belle bonne grosse vie de merde..

LON


Justin(e) - Accident n°7

Che Vuoi?
Du sperme et du sang,
De la camomille et du flan,
De la tendresse et des clamants

LON


Justin(e), "Accident n°7". Sorti chez Guerilla Asso et Crash Disques.