Les ohms nouveaux

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mardi 9 juin 2009

[Fête du CS 09] Heyoka

La teuf du Combat Syndicaliste (le mensuel de la CNT, célèbre pour sa branche animalière la CNT-Marsupial, un syndicat de wombat), se déroulait à "La parole Errante", un lieu assez immense en plein Montreuil, qui a la particularité d'être tout en parpaing et structure métallique offrant de fait une sonorité toute particulière que les piliers du bar, situé au fond de la salle, n'hésitèrent pas à qualifier, je cite, "de merde". Mais moi qui ait suivi le concert à deux mètres devant la console, j'ai pu éviter les rebonds espiègles des ondes sonores et profiter d'un concert tout à fait correct.
Après Guarapita (plus connu dans le milieu sous l'appellation "et plein d'autres"), ce fût au tour de Heyoka, reformation culte dont j'ai déjà évoqué la culte reformation dijonnaise (encore une histoire de culte me direz-vous)(c'est pas faux). Rien à rajouter, si ce n'est que finalement je trouve qu'il manque un poil de prestance scénique au groupe, le truc qui transcenderait le set et amènerait le public à l'extase totale. Le morceau "choisi" ici est le, certes démago mais oh combien roboratif, El Pueblo enchainant sur le mini speech du maître de cérémonie, Nico Pâtre. Si l'écran de présentation est un peu long, c'est que je filmais les pieds du rang devant moi pendant le début du speech (et non pas le fait d'une censure de l'image parce que Nico avait la braguette ouverte comme le veut la rumeur infamante que je suis en train de lancer) et c'est pas super passionnant (c'est en tout cas moins instructif qu'un tract). Enjoyez les yeux et les oreilles (et le reste si vous voulez aussi).

mercredi 3 juin 2009

Heyoka aux Tanneries. 29 mai 2009.



Comme ça, de base, je ne suis pas fan des reformations. J'ai raté celle de Parabellum à Marmande ; ça m'a fait un peu chier. J'adore Parab. Enfin le Parab époque GVI, après Bordel Inside, c'est quand même bien parti en sucette. J'ai raté toutes celles des Cadavres (y compris la dernière en date), et bon, ça m'en touche une quoi. J'ai carrément boycotté celle des Béru aux transmusicales. Mais Heyoka aux Tanneries, chez eux, à Dijon, là je ne pouvais pas rater ça. Cette galette "Demaine sera.." ("...ce qu'on fera" répond le livret interieur) est LA galette ultime de l'anarcho-punk ; quatorze titres sans concessions contre toutes les ignominies du système, de l'apologie de la marge au soutien des luttes zapatistes en passant par l'éloges des squats et du spectacle de rue, la bourse en prend plein la gueule sous les "cris de colère d'une jeunesse en proie aux actions meurtrières". Ca cogne d'autant plus fort que chaque titre est ciselé comme un hymne, avec ses passages choraux dignes des meilleurs Bérus.
Ca promettait d'être de la folie.
Ca l'a été.
Ce fût énorme (et Yanic qui est rabat-joie de première qualité ajouterait "entre les creux", parce que oui y'a eu des cordes pétées et donc des creux dans le set, mais ça permet de reprendre son soufle et c'est très bien comme ça) (et ouééé).

Cela a demarré par Déviance(lyrics), dont le final aura coupé le sifflet karaoké du public vu que Sister ré-attaqua le couplet final alors qu'on l'avait tous déjà bien entamé...



Le set a failli se terminer par Quartier Sauvage, comme un cri de rage en soutien aux Tanneries, mais Sister en a décidé autrement (elle à l'air d'avoir un sacré caractère la miss) et ce sera finalement  El Pueblo qui aura l'heur d'hanter nos tympans une fois le concert achevé (et une bonne partie du public aussi). Mais celui-là je ne l'ai pas filmé ; je me laissé allé à la communion pogotique.