Les ohms nouveaux

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samedi 18 avril 2009

Pendant ce temps-là, les expulsions continuent...

En fait, je ne sais pas s'il faut vraiment s'en réjouir, mais le concert de RAC qui a défrayé la chronique internaute, dépassant pour l'occasion largement le cadre du réseau antifa habituel -et permettant au passage à toute une frange de la cybérie apeurée devant cette potentielle invasion de peste brune de se donner une bonne conscience militante finalement assez touchante-,  n'aura finalement pas lieu. Bon ça ok, on peut (et on doit) s'en réjouir.

La fête pour le 120ème anniversaire de la naissance d'Hitler n'aura pas lieu!!
L'info est tombée ce soir à 18h: un arrêté préfectoral interdit le concert RAC prévu le 18 avril dans la région de Tours, citant les 4 groupes en question, interdiction couvrant l'ensemble du département, en ses termes:
"le répertoire musical de chacun de ces groupes comporte des paroles et titres de chansons qui constituent des incitations à la haine raciale, l'apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité" "des troubles à l'ordre public, liés notamment à des risques d'affrontement entre spectateurs et manifestants sont prévisibles..."


C'est donc un arrêté préfectoral qui vient donner gain de cause aux antifas. Mouais. S'il était dans les gènes de nos aimables préfets d'être antifa, antiracistes et profondément pour l'amitié entre les peuples, ça se saurait. On a beau retourner le problème dans tous les sens, les faits sont là, un arrêté préfectoral vient interdire un concert en raison du contenu "politique" (ouais là je fous des guillemets parce que bon, faut pas exagérer non plus) des paroles des groupes. Je suppose que c'est pas la première fois, mais ça ne me réjouit qu'à moitié. Le jour où il viendra à l'idée des tarés d'en face d'appliquer les mêmes méthodes, on risque d'avoir des surprises. Parce qu'il y'en a un bon paquets d'allumés du cigare, prêts à brandir le "livre noir du communisme" pour venir mettre de manière dégueulasse sur un pied d'égalité les communistes et les nazis. Un de ces quatre ils vont réclamer de l'Etat l'interdiction des concerts "communistes", et en épluchant les textes (somptueux)(mais pas toujours) de nos groupes, ils vont pas avoir de mal à en trouver des appels à l'émeute et au meurtre (de patrons, de fafs...). Et vu que ces derniers temps, y a eu quelques attaques de squats par les fafs, ça va être vite vu les "risques d'affrontements entre spectateurs et manifestants" (parce que là, si c'est valable dans un sens, c'est valable dans l'autre).
Il faut être super méfiant avec l'intervention autoritaire de l'Etat. Certes Sarkozy est arrivé au pouvoir en absorbant le jus de l'extrême droite, et on sait bien qu'en lâchant ses chiens de gardes sur les groupuscules néo-nazis il ne fait que redorer l'endroit d'une médaille dont le revers expulse à tour de bras. De combien d'expulsions odieuses d'étrangers cette préfecture qui interdit un concert racistes est-elle responsable ?
Il faut être méfiant car médiatiquement parlant nous sommes sur une bombe. Alain Finkielkraut, "philosophe" médiatique par excellence est l'auteur de cette superbe formule : «La haine des antiracistes est aussi dangereuse que celle des racistes». Ajoutant dans une somptueuse gerbe verbale, cette assimilation des antiracistes à des antisémites : "Dans l'idéologie antiraciste, l'oppresseur a le visage du nazi. Les juifs n'étant plus les opprimés, il faut donc qu'ils soient des nazis." (lire ici). Rabâchant sans cesse cette litanie lobotomisante, il s'en trouvera bien suffisamment pour y être sensibles et la mettre à profit ; il ne faudra pas s'étonner de voir fleurir des pétitions réclamant l'interdiction de nos concerts au nom d'une prétendue égalité de traitements. Et je ne suis pas sûr que la préfecture fasse alors la fine bouche.

mercredi 15 avril 2009

Dirty Bastards On Speed (Dijon, Les tanneries, 28 mars 2009)... avec Malström et Chaos83

Une pile LR44, bordel, c'est pas plus gros qu'un ongle d'orteil superflu (oui, il parait que notre petit orteil est une aberration biologique, réminiscence superfétatoire de notre état simiesque et qu'à terme il est voué à disparaitre) (moi ça me fait un peu de la peine, je trouve parfaitement ridicule de ne pouvoir compter que jusqu'à dix-huit sur ses doigts, la nature est pas super sympate avec nos difficultés mathématiques)(la vie est une chienne). Mais quel est le crétin de (n)hypo-cerébré de chez sony qui a décidé de ne pas en mettre une avec leur micro ??? Ca pèse rien, ça prend pas de place, ça doit leur coûter que dalle, alors pourquoi ils la vendent sé-pa-rément ?? Ces keunnards. Parce que bien évidemment, j'étais loin de me douter d'une telle fourberie quand j'ai déballé mon piti micro fraichement arrivé par la poste.
Bon je vous la fais flash back. Nan mais c'est pas la peine de vous protéger la gueule, j'ai dit "flash back", pas flash ball. Cela dit, par les temps qui courent, un petit exercice de protection oculaire ne peut pas faire de mal. C'était il y a un mois (ou deux ouais, putain comment ça passe), j'ai filmé couasiment tout le concert des Molly Mc Harel, et des Diego Pallavas à l'Autan (le guignol avec un oméga sur le dos qui filmait sur un escabeau c'était pas moi) (nan j'déconne oui c'était moi). Résultat : pratiquement rien d'exploitable, le son sature et c'est la merde. L'image est pas mal, un poil parkinsonienne, mais c'est un peu consubstantiel de la prise de vue en milieu pogotique, n'est-ce pas? Ceci expliquant pourquoi il n'y a pas eu à ce jour de vidéo ni de compte-rendu de cette mémorable soirée (ceux qui me connaissent savent que l'explication par la flemme ne tient pas) (ou très peu). Depuis j'avais décidé d'opter pour un micro externe, et si possible de type casse-couille qui aurait sa pile vendue séparément.
C'est ainsi que muni d'un appareil à filmer doté d'un micro interne perrave et d'un micro externe inutilisable, j'ai quand même ramené quelques images du concert des Dirty Bastards On Speed aux Tanneries de Dijon, le 28 mars dernier.

Avant eux il y avait Malström, un groupe de crust suisse qui s'est finalement avéré bien sympatique. A l'écoute du premier morceau, mon for intérieur pariait que j'allais me casser au bout du deuxième; puis le set a pris du relief, des passages calmes annonçant le déluge sonique, un double chant féminin-masculin qui le fait pas mal. Je suis reparti avec la démo, qui me semble par contre plus "brouillonne" que le set.

MALSTROM

Bycicle death machine (Démo 09)

LON
Malstrom Malstrom Malstrom


Après eux, il y aura Chaos83. J'ai pas très bien compris le parcours du groupe, qui à l'origine semble être un side-project du chanteur de BombX. Au final, c'est de la pure skinnerie à faire bander (les pectoraux) des hypo-chevelus. Personnellement j'ai franchement du mal à rentrer dans ce genre de trip pur testostérone, de celui qui beugle "antifa" et linke bords de seine sur son site. A la fin, la scène n'offrira au spectateur qu'un rideau de neuskis, mis en émois par quelque tube Oi! Oi!



Entre les deux il y a donc eu les Dirty Bastards On Speed. Et là on tient des vedettes. Un chanteur (aka Le Punk) guitariste hilare, qui balance ses intro dans un english de foire, un batteur (Romain) débonnaire à la mine réjouie, une bassiste (rottensally) joviale qui assure... et l'ensemble qui dégaine un speed rock de ouf, implacable. En deux temps trois mouvements, ils mettent le feu aux tanneries, ça balance à Dijon. Pour le coup, on a vraiment affaire à un groupe de scène, caricatural dans les intro, texte en anglais sans importance, prétexte à enquiller les riffs graisseux et les bains de foule. J'ai adoré.
Je suis d'ailleurs allé leur demander s'ils avaient pas une démo, ou un site web. J'ai frolé l'infarctus quand la bassiste, qui ne pouvait pas savoir, la pauvre, m'a dit d'un air penaud "désolé on a pas encore de myspace"... Reprenant mes zesprits (j'en ai plusieurs, ce ci expliquant beaucoup de choses) je lui proposais de m'occuper de leur faire un site web vite fait où qu'ils pourraient mettre peinard leur démo, sans pub et sans alimenter les caisses de Rupert Murdoch.
Vous pouvez donc retrouver les tofs du concert, leur démo, et une vidéo dont le son est quand même bien pourri (L44Rless style), sur leur brand new site http://dbos.dawapunk.net
En attendant les réponses à une interview de type "les DBOS pour les nuls" qui servira de présentation du groupe sur le site, et que vous retrouverez évidemment ici.

Et si tout se passe comme prévu, ce site devrait inaugurer sous peu un concept alter-merdspace.. on en recausera.


DIRTY BASTARDS ON SPEED

Snake pit

LON
DBOS DBOS DBOS



PS : Le concert aux Tanneries s'est terminé par deux groupes teutons que je n'ai pas vu. Dijon n'était qu'une étape, j'avais de la route, et... (ta gueule pépé!) (ok).


mardi 14 avril 2009

Pour bien démarrer la semaine...

lundi 13 avril 2009

Les enseignants-chercheurs boycottent "Le Monde". Les punks se tâtent encore pour boycotter "Fox News"...

Cela fait plus de deux mois que les enseignants chercheurs sont mobilisés partout dans l'hexagone, que les facultés sont en grève, que les occupations succèdent aux occupations, et que l'on parle d'un mouvement plus ample même qu'en 1968.

La cause ? Une double réforme dans la gueule du système enseignant. Au programme : la casse du CNRS, la mutation des chercheurs en employés d'université, et la refonte de la formation des enseignants, entrainant la création d'une main d'oeuvre corvéable et sous-payée.

C'est du lourd.

Dans cette lutte qui oppose les enseignants chercheurs au gouvernement, les profs pensaient trouver dans "le Monde" un allié objectif naturel. "Or, nous estimons aujourd'hui que le traitement du mouvement dans ses colonnes n'est pas très différent de celui du Figaro. Mais le Figaro, au moins, ne trompe personne et ne s'en cache pas. Entre le Monde et les universitaires, il y a aujourd'hui un sentiment de divorce." (J. Valluy, à @si)

Que faire pour contrer cette propagande pro-sarkozyste qui ne dit pas son nom ? Les taper au portefeuille. C'est ainsi que, récemment, ils ont lancé un appel au boycott du Monde, sous la forme d'une "charte de bonne conduite vis à vis du journal Le Monde". Celle-ci se décline en 12 points, ceux qui nous intéressent sont les points numéro 4 et 5.

"4) Eviter de visiter le site web, afin de faire chuter les statistiques de visites dont dépend en partie la valeur des encarts publicitaires sur le site.
5) Ne pas diffuser sur les blogs, les forums et les listes de diffusion ou de discussions des liens hypertextes ou d’adresses d’URL conduisant au site web (rediffuser, si nécessaire, les articles par copier-coller intégral mais sans liens ou adresses)"

Le but est de réduire au maximum le trafic sur le site du Monde afin de réduire ses recettes publicitaires.

Donc nous pouvons résumer la chose ainsi.
Un groupe de personnes (les profs), entrent en opposition avec les idées d'un média (Le Monde), alors ils décident de ne plus alimenter les caisses de ce dernier en boycottant son site Web.

Pas con.

C'est même carrément de la simple logique. C'est même pas ultra radical. C'est du simple bon sens. Le minimum syndical de l'opposition à un média ennemi ; ne pas alimenter ses caisses.

N'est-il pas ?

Prenons un autre cas d'étude.

Par exemple, dans le milieu punk, anarcho punk, anticapitaliste, et surtout pacifiste (pas forcément pacifique) cela fait bien longtemps que nous boycottons MySpace(c) afin de ne pas alimenter les caisses de Rupert Murdoch, propagandiste ultra-réactionnaire et fervent défenseur de la guerre en Irak, qui manipule les masses grâce à ses multiples journaux et réseaux tv comme Fox News.
Nous n'y allons jamais, nous refusons catégoriquement que notre musique soit joué sur son réseau social entre deux encarts publicitaires, nous refusons nous aussi de "diffuser sur les blogs, les forums et les listes de diffusion ou de discussions des liens hypertextes ou d’adresses d’URL conduisant au site web".

Nous aussi on est pas con, on alimente pas les caisses de l'ennemi.

Ah ah.


(je pleure)

jeudi 9 avril 2009

Champagne !

Paris, le 9 avril 2009 - L'Assemblée nationale a rejeté le texte, dans un revirement suprenant, lors de la discussion finale sur la loi HADOPI issue de la commission mixte paritaire, avec 15 voix pour et 21 contre.

La voix des citoyens et des innombrables critiques qui se sont élevées contre ce texte absurde et dangereux aura fini par se faire entendre. Devant une majorité décomposée, elle-même en proie au doute, le vote à main levé a rejeté ce texte, contre toute attente.

« Il s'agit d'une formidable victoire pour les citoyens. Ce vote leur prouve qu'il est encore possible de se faire entendre. C'est un fantastique exemple de l'utilisation du Net pour contrer ceux qui tentent de le contrôler. Les libertés individuelles n'auront finalement pas été sacrifiées pour tenter de préserver les intérêts corporatistes de quelques industries obsolètes. La loi HADOPI a été enterrée plus tôt que prévu. » déclare Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net. La Quadrature du Net invite toutefois ses soutiens à rester vigilants. Le rejet de l'HADOPI ne signifie en rien la fin de la volonté de contrôle d'Internet du gouvernement. Il est indispensable de continuer à user de l'intelligence collective et de la puissance du réseau pour rendre hommage à la justice et à la vérité.
Ce genre de good niouze me donnerai presque suffisamment la patate pour ré-activer ce blog :o) Non pas que je sois un thuriféraire de la chose publique et de la voie parlementaire, loin s'en faut, mais tout cela prouve une fois de plus que le net peut être un véritable (et puissant) outil d'information et d'éducation. Et comme disait l'autre, knowledge is power dans ta face. Et Hadopi dans ton cul.

Vive la République, et Vive la france !
(libre)
(et ivre)
(tirez au coeur !)